La situation en Tunisie

  • C'est le desordre total en tunisie au nom de la democratie.Nous sommes entrain à assister la destruction de note cher pays par des personnes qui manupilent des citoyens pour protester contre ce gouvernement transitoire;rien n'assure que si on le changera par une autre on aura notre salut.Soyons donc vigilant pour ces manipulations.Vive la tunisie;vive le peuple qui veut le bien de son pays.

  • CSS007 wrote:

    C'est le desordre total en tunisie au nom de la democratie.Nous sommes entrain à assister la destruction de note cher pays par des personnes qui manupilent des citoyens pour protester contre ce gouvernement transitoire;rien n'assure que si on le changera par une autre on aura notre salut.Soyons donc vigilant pour ces manipulations.Vive la tunisie;vive le peuple qui veut le bien de son pays.




    Effectivement, il faut être vigilant... l'enthousiasme laisse place à l'inquiétude... l'UGTT et les syndicats qui se réveillent que maintenant.. ils ont rien compris à la situation actuelle... on veut aller vite pour rétablir l'ordre, remettre l'économie en marche et montrer l'exemple qu'on veut donner aux restes des pays arabes.

  • El tunisiano wrote:

    Effectivement, il faut être vigilant... l'enthousiasme laisse place à l'inquiétude... l'UGTT et les syndicats qui se réveillent que maintenant.. ils ont rien compris à la situation actuelle... on veut aller vite pour rétablir l'ordre, remettre l'économie en marche et montrer l'exemple qu'on veut donner aux restes des pays arabes.


    Je dirais c est un peu normal les tn on tellement été traumatisés qu ils ne veulent plus revivre sa donc c est un peu normal ce qui se passe inchalah sa rentrera dans l ordre moi j'ai confiance sinon la mosquée du campus de Tunis à été recouverte après 10de fermeture Marshall l islam reprendra sa place naturel en Tunisie on ne change pas sa nature n en déplaise aux tunisiens franco-laïques extrémistes

  • Al Aajiz wrote:

    Le meilleur moyen de faire avorter une révolution, c'est de trop demander




    Je dirai même "Trop de démocratie tue la démocratie".

  • La democratie ne marche pas du tout dans le monde arabe 'voir le cas de liban'.Regarder ce que se passe dans nos etablissements qui est une vue microscopique de la vie social.Mettez le point sur ce que se passe aux seins de nos clubs et vous aller realiser qu'il y'a des clans partout.Meme la queue devant une boulangerie ne reussit pas.La democratie est une culture,une mentalité,tu ne peux pas etre democratique le jours au lendemain.

  • CSS007 wrote:

    La democratie ne marche pas du tout dans le monde arabe 'voir le cas de liban'.Regarder ce que se passe dans nos etablissements qui est une vue microscopique de la vie social.Mettez le point sur ce que se passe aux seins de nos clubs et vous aller realiser qu'il y'a des clans partout.Meme la queue devant une boulangerie ne reussit pas.La democratie est une culture,une mentalité,tu ne peux pas etre democratique le jours au lendemain.




    C'est un paradoxe tunisien, on est à la fois démocrate et égoïste, on doit comprendre que seul le temps nous rendra ce qu'on a perdu !

  • Demain il y a une manifestation organisée devant le théatre municipal de Tunis en soutien au gouvernement de transition et contre les grèves actuellement.


    Espérons que ca ne dégénére pas.

  • hédi wrote:

    Demain il y a une manifestation organisée devant le théatre municipal de Tunis en soutien au gouvernement de transition et contre les grèves actuellement.


    Espérons que ca ne dégénére pas.




    Espérons...




    Sinon :


    Tunisie:armée "garante de la Révolution"


    AFP


    24/01/2011 | Mise à jour : 16:05


    Le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Rachid Ammar, a promis aujourd'hui que l'armée se portait "garante de la révolution" en Tunisie, alors qu'il s'adressait à des centaines de manifestants rassemblés près des bureaux du premier ministre.


    http://www.lefigaro.fr/flash-a…ante-de-la-revolution.php




    ça pourrait, peut être, calmer la foule et les syndicalistes...

  • CSS007 wrote:

    La democratie ne marche pas du tout dans le monde arabe 'voir le cas de liban'.Regarder ce que se passe dans nos etablissements qui est une vue microscopique de la vie social.Mettez le point sur ce que se passe aux seins de nos clubs et vous aller realiser qu'il y'a des clans partout.Meme la queue devant une boulangerie ne reussit pas.La democratie est une culture,une mentalité,tu ne peux pas etre democratique le jours au lendemain.


    Il y a des clans dans les démocraties. Ce n'est pas incompatible.




    Dans le cas où tu n'es pas content que ton boulanger fasse passer les autres avant toi alors que tu as fait la queue, la démocratie te permettra de changer de boulangerie...

  • CSS007 wrote:

    La democratie ne marche pas du tout dans le monde arabe 'voir le cas de liban'.Regarder ce que se passe dans nos etablissements qui est une vue microscopique de la vie social.Mettez le point sur ce que se passe aux seins de nos clubs et vous aller realiser qu'il y'a des clans partout.Meme la queue devant une boulangerie ne reussit pas.La democratie est une culture,une mentalité,tu ne peux pas etre democratique le jours au lendemain.




    Le Liban est incomparable à la Tunisie et à n'importe quel pays arabe d'ailleurs.Si bien entendu la démocratie ne peut être parfaite du jour au lendemain, il faut néanmoins qu'elle commence un jour peut-être pour acquérir cette culture là

  • Ess06 wrote:

    vu tout les candidats de gauche en Tunisie, les islamistes ( les méchants ceux que les européens prennent pour les talibans, quel degré d'analyse et quelle finesse!) auront certainement un gros score en Tunisie. De plus les idées occidentales des gauchistes sont très loin des tunisiens de la Tunisie profonde. Je serai assez fier que ce soit eux qui gagnent les législatives, ce serai comme un gros doigt d'honneur aux occidentaux.

  • Ess06 wrote:

    vu tout les candidats de gauche en Tunisie, les islamistes ( les méchants ceux que les européens prennent pour les talibans, quel degré d'analyse et quelle finesse!) auront certainement un gros score en Tunisie. De plus les idées occidentales des gauchistes sont très loin des tunisiens de la Tunisie profonde. Je serai assez fier que ce soit eux qui gagnent les législatives, ce serai comme un gros doigt d'honneur aux occidentaux.

  • aujourd'hui le plus important pour le citoyen tunisien ces sa liberté d'expression et sa liberté de culte surtout car a trop vouloir suivre le grand conseiller occidental, on se brise les dents, oui l'islam appartient au monde musulman et universelle tu l'accepte ou tu l'accepte pas sa ne change rien un jour tu mourras et tu devras rendre des comptes , l'Europe a peur de l'islam pour quoi ? car se sont des gens perverties , la perversion amène le Chaos , regarder l'état de l'Europe dans 10 ans ceux qui ont quitte la Tunisie a la nage le regretteront amèrement.




    aujourd'hui 70% du tunisien rejette sont identité tunisienne et se dit tunisois , saheliens , chemeliste ect ect , c'est grâce a cet gangrène que le gouvernement du RCD a su contrôler la population tunisien comme il est dit ( diviser pour mieux régner) , le peuple tunisien ses réunis dans un seul et même combat pour une cause juste et noble , le sang de nos martyrs ont été verser, d'ailleurs j 'espère que leur famille seront indemnisé financièrement.


    la tunisie est entrain de montrer la voie a tout le monde arabe , notre population est instruite et mature si je dois prendre comme exemple un pays que la tunisie doit suivre politiquement c'est belle est bien la Turquie et non pas le Liban qui ressemble plutôt a une sorte de principauté de Monaco en version arabe.


    autre chose le futur président tunisien ne doit plus faire confiance au puissance occidental certes il y a leur intérêt et nous respecterons nos engagement vis a vis de c'est intérêt mais plus d'ingérence politique en Tunisie, ils ont en trop fait avec leur marionnette Ben Ali sorti tout droit de l'école de saint cyr et non pas comme certain dise de la CIA comme nos voisins aime sortir pour rien dire finalement , Ben Ali est un pure produit de la France.




    La chose la plus importante est de modifier quelque loi qui favorise la corruption en Tunisie et surtout retirer l'extradition autre chose la Tunisie ne doit plus être un client pour les puissances mondiales mais plutôt un partenaire économique et si nous devons jouer solo comme la Turquie la fait et bien fessons le , nous devons devenir un pays industrialisé le plus tôt possible et arrêter avec ce textile et câblage ,




    Niveau arabe nous devons immédiatement quitter notre siège de la ligue arabe qui nous a apporter que de problèmes durant c'est 23 ans car c'est une réunions de dictateur entre eux et arrêter avec ce misérable faux traiter du Maghreb.






    La Tunisie doit jouer SOLO , nous devons devenir un leader dans le monde arabe puissant et respecter et ne jamais baisser la tête quoi qu'il arrive , vous savez pourquoi le Japon sont Gaz Ni pétrole a réussi a s installer parmi les 5 puissance mondiale c'est parce que le peuple Japonais est un peuple droit et patient.


    La Tunisie possède avec l'Iran et Koweït le pétrole le plus rare dans ce monde , ce pétrole ne peut qu'alimenter les avions et ce dictateur de Ben Ali l'échanger avec du pétrole pour voiture du pétrole de bas de gamme , avec sa l'Europe lui offrait leur puissance militaire en cas d attaque étrangère oui mais frères vous ignorez ce qui se passe , simplement le Sud de la Tunisie est une mine d'Or Noir , normalement le citoyen tunisien grâce a cette richesse doit avoir une maison , une voiture , une moto , une femme , et l'Europe c'est bien servit de cet dictature pour nous cloué le BEC et nous empêcher de grimper que se soit économiquement ou intellectuellement.

  • Alors que les médias occidentaux célèbrent la « Jasmine Revolution », Thierry Meyssan dévoile le plan US pour tenter de stopper la colère du peuple tunisien et conserver cette discrète base arrière de la CIA et de l’OTAN. Selon lui, le phénomène insurrectionnel n’est pas fini et la vrai Révolution, tant redoutée par les Occidentaux, pourrait rapidement commencer.


    Les grandes puissances n’aiment pas les bouleversements politiques qui leur échappent et contrecarrent leurs plans. Les événements qui ont fait vibrer la Tunisie depuis un mois n’échappent pas à cette règle, bien au contraire.


    Il est donc pour le moins surprenant que les grands médias internationaux, suppôts indéfectibles du système de domination mondiale, s’enthousiasment soudainement pour la « Révolution du jasmin » et multiplient les enquêtes et reportages sur la fortune des Ben Ali qu’ils ignoraient jusque là malgré leur luxe tapageur. C’est que les Occidentaux courent après une situation qui leur a glissé des mains et qu’ils voudraient récupérer en la décrivant selon leurs souhaits.


    Avant toute chose, il convient de rappeler que le régime de Ben Ali était soutenu par les Etats-Unis et Israël, la France et l’Italie.


    Considéré par Washington comme un Etat d’importance mineure, la Tunisie était utilisée au plan sécuritaire, plus qu’économique. En 1987, un coup d’Etat soft est organisé pour déposer le président Habib Bourguiba au profit de son ministre de l’Intérieur, Zine el-Abidine Ben Ali. Celui-ci est un agent de la CIA formé à la Senior Intelligence School de Fort Holabird. Selon certains éléments récents, l’Italie et l’Algérie auraient été associés à cette prise de pouvoir (1).


    Dès son arrivée au Palais de la République, il met en place une Commission militaire jointe avec le Pentagone. Elle se réunit annuellement, en mai. Ben Ali, qui se méfie de l’armée, la maintient dans un rôle marginal et la sous-équipe, à l’exception du Groupe des Forces spéciales qui s’entraîne avec les militaires US et participe au dispositif « anti-terroriste » régional. Les ports de Bizerte, Sfax, Sousse et Tunis sont ouverts aux navires de l’OTAN et, en 2004, la Tunisie s’insère dans le « Dialogue méditerranéen » de l’Alliance.


    Washington n’attendant rien de spécial de ce pays au plan économique, il laisse donc les Ben Ali mettre la Tunisie en coupe réglée. Toute entreprise qui se développe est priée de céder 50 % de son capital et les dividendes qui vont avec. Cependant, les choses virent au vinaigre en 2009, lorsque la famille régnante, passée de la gourmandise à la cupidité, entend soumettre aussi les entrepreneurs états-uniens à son racket.


    De son côté, le département d’Etat anticipe sur l’inévitable disparition du président. Le dictateur a soigneusement éliminé ses rivaux et ne dispose pas de successeur. Il faut donc imaginer une relève s’il vient à mourir. Une soixantaine de personnalités susceptibles de jouer un rôle politique ultérieur est recrutée. Chacune reçoit une formation de trois mois à Fort Bragg, puis un salaire mensuel (2). Le temps passe…


    Bien que le président Ben Ali poursuive la rhétorique anti-sioniste en vigueur dans le monde musulman, la Tunisie offre diverses facilités à la colonie juive de Palestine. Les Israéliens d’ascendance tunisienne sont autorisés à voyager et à commercer dans le pays. Ariel Sharon est même invité à Tunis.


    La révolte


    L’immolation par le feu d’un vendeur ambulant, Mohamed Bouazzi, le 17 janvier 2010, après que sa charrette et ses produits aient été saisis par la police, donne le signal des premières émeutes. Les habitants de Sidi Bouzid se reconnaissent dans ce drame personnel et se soulèvent. Les affrontements s’étendent à plusieurs régions, puis à la capitale. Le syndicat UGTT et un collectif d’avocats manifestent scellant sans en avoir conscience l’alliance entre classes populaire et bourgeoisie autour d’une organisation structurée.


    Le 28 décembre, le président Ben Ali tente de reprendre les choses en main. Il se rend au chevet du jeune Mohamed Bouazizi et s’adresse le soir à la Nation. Mais son discours télévisé exprime son aveuglement. Il dénonce les manifestants comme des extrémistes et des agitateurs stipendiés et annonce une répression féroce. Loin de calmer le jeu, son intervention transforme la révolte populaire en insurrection. Le peuple tunisien ne conteste plus simplement l’injustice sociale, mais le pouvoir politique.


    A Washington, on constate que « notre agent Ben Ali » ne maitrise plus rien. Le Conseil de sécurité nationale Jeffrey Feltman (3) et Colin Kahl (4) s’accordent à considérer que le moment est venu de lâcher ce dictateur usé et d’organiser sa succession avant que l’insurrection ne se transforme en authentique révolution, c’est-à-dire en contestation du système.


    Il est décidé de mobiliser des médias, en Tunisie et dans le monde, pour circonscrire l’insurrection. On focalisera l’attention des Tunisiens sur les questions sociales, la corruption des Ben Ali, et la censure de la presse. Tout, pourvu qu’on ne débatte pas des raisons qui ont conduit Washington à installer le dictateur, 23 ans plus tôt, et à le protéger tandis qu’il s’accaparait l’économie nationale.


    Le 30 décembre, la chaîne privée Nessma TV défie le régime en diffusant des reportages sur les émeutes et en organisant un débat sur la nécessaire transition démocratique. Nessma TV appartient au groupe italo-tunisien de Tarak Ben Ammar et Silvio Berlusconi. Le message est parfaitement compris par les indécis : le régime est fissuré.


    Simultanément, des experts Etats-uniens (mais aussi Serbes et Allemands) sont envoyés en Tunisie pour canaliser l’insurrection. Ce sont eux qui, surfant sur les émotions collectives, tentent d’imposer des slogans dans les manifestations. Selon la technique des prétendues « révolutions » colorées, élaborée par l’Albert Einstein Institution de Gene Sharp (5), ils focalisent l’attention sur le dictateur pour éviter tout débat sur l’avenir politique du pays. C’est le mot d’ordre « Ben Ali dégage ! » (6).


    Masqué sous le pseudonyme Anonymous, le cyber-escadron de la CIA —déjà utilisé contre le Zimbabwe et l’Iran— hacke des sites officiels tunisiens et y installe un message de menace en anglais.


    L’insurrection


    Les Tunisiens continuent spontanément à braver le régime, à descendre en masse dans les rues, et à brûler commissariats de police et magasins appartenant aux Ben Ali. Avec courage, certains d’entre eux payent le prix du sang. Pathétique, le dictateur dépassé se crispe sans comprendre.


    Le 13 janvier, il ordonne à l’armée de tirer sur la foule, mais le chef d’état-major de l’armée de terre s’y refuse. Le général Rachid Ammar, qui a été contacté par le commandant de l’Africom, le général William Ward, annonce lui-même au président que Washington lui ordonne de fuir.


    En France, le gouvernement Sarkozy n’a pas été prévenu de la décision états-unienne et n’a pas analysé les divers retournements de veste. La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, se propose de sauver le dictateur en lui dépêchant des conseillers en maintien de l’ordre et du matériel pour qu’il se maintienne au pouvoir par des procédés plus propres (7). Un avion cargo est affrété le vendredi 14. Lorsque les formalités de dédouanement sont finies à Paris, il est trop tard : Ben Ali n’a plus besoin d’aide, il a déjà pris la fuite.


    Ses amis d’hier, à Washington et Tel-Aviv, Paris et Rome, lui refusent l’asile. Il échoue à Riyad, non sans emporter avec lui 1,5 tonne d’or volée au Trésor public.


    Du jasmin pour calmer les Tunisiens


    Les conseillers en communication stratégique US tentent alors de siffler la fin de la partie, tandis que le Premier ministre sortant compose un gouvernement de continuité. C’est là que les agences de presse lancent l’appellation « Jasmine Revolution » (en anglais s’il vous plaît). Les Tunisiens assurent-elles viennent de réaliser leur « révolution colorée ». Un gouvernement d’union nationale est constitué. Tout est bien qui finit bien.


    L’expression « Jasmine Revolution » laisse un goût amer aux Tunisiens les plus âgés : c’est celle que la CIA avait déjà utilisée pour communiquer lors du coup d’Etat de 1987 qui plaça Ben Ali au pouvoir.


    La presse occidentale —désormais mieux contrôlée par l’Empire que la presse tunisienne— découvre la fortune mal acquise des Ben Ali quelle ignorait jusque là. On oublie le satisfecit accordé par le directeur du FMI, Domique Strauss-Kahn aux gestionnaires du pays quelques mois après les émeutes de la faim (8). Et on oublie le dernier rapport de Transparency International qui affirmait que la Tunisie était moins corrompue que des Etats de l’Union européenne comme l’Italie, la Roumanie et la Grèce (9).


    Les miliciens du régime, qui avait semé la terreur parmi les civils durant les émeutes les obligeants à s’organiser en comités d’auto-défense, disparaissent dans la nuit.


    Les Tunisiens que l’on pense dépolitisés et manipulables après des années de dictature s’avèrent forts matures. Ils constatent que le gouvernement de Mohammed Ghannouchi, c’est « du benalisme sans Ben Ali ». Malgré quelques ravalements de façade, les caciques du parti unique (RCD) conservent les ministères régaliens. Les syndicalistes de l’UGTT, refusent de s’associer à la manip états-unienne et démissionnent des postes qu’on leur a attribués.


    Outre les inamovibles membres du RCD, il reste des gadgets médiatiques et des agents de la CIA. Par la grâce du producteur Tarak Ben Amar (le patron de Nessma TV), la réalisatrice Moufida Tlati devient ministre de la Culture. Moins show-bizz, plus significatif, Ahmed Néjib Chebbi, un pion de la National Endowment for Democracy, devient ministre du Développement régional. Ou encore, l’obscur Slim Amanou, un bloggeur rompu aux méthodes de l’Albert Einstein Institute, devient ministre de la Jeunesse et des Sports au nom du fantomatique Parti pirate relié à l’auto-proclamé groupe Anonymous.


    Bien entendu, l’ambassade des Etats-Unis n’a pas sollicité le Parti communiste pour faire partie de ce soi-disant « gouvernement d’union nationale ».


    A l’inverse, on fait revenir de Londres, où il avait obtenu l’asile politique, le leader historique du Parti de la Renaissance (Ennahda), Rached Ghannouchi. Islamiste ex-salafiste, il prêche la compatibilité de l’islam et de la démocratie et prépare depuis longtemps un rapprochement avec le Parti démocrate progressiste de son ami Ahmed Néjib Chebbi, un social-démocrate ex-marxiste. Dans le cas d’un échec du « gouvernement d’union nationale », ce tandem pro-US pourrait fournir une illusion de rechange.


    Une nouvelle fois, les Tunisiens se soulèvent, élargissant eux-mêmes le mot d’ordre qu’on leur avait soufflé : « RCD dégage ! ». Dans les communes et les entreprises, ils chassent eux-mêmes les collaborateurs du régime déchu.


    Vers la Révolution ?


    Contrairement à ce qui a été dit par la presse occidentale, l’insurrection n’est pas encore terminée et la Révolution n’a pas encore commencée. Force est de constater que Washington n’a rien canalisé du tout, hormis les journalistes occidentaux. Plus encore aujourd’hui que fin décembre, la situation est hors de contrôle.




    cc de dz foot http://www.voltairenet.org/article168223.html

  • C'est pas sérieux de poster des articles de Thierry Meyssan...




    Moi je vais manifester jusqu'à ce que Chokri El Ouaer soit 1er ministre, c'est ça la démocratie non ? Tout remettre en question, foutre le bordel dans le pays et détruire toutes les institutions sous prétexte qu'elles ont été mises en place par le RCD. Oui revenons à 1987 voire à l'age de pierre, comme ça on sera propre. Les chinois et les indiens stopperont leur croissance, les investisseurs étrangers vont laisser l'argent de côté en attendant qu'on soit sur pied....

  • Asfour wrote:

    C'est pas sérieux de poster des articles de Thierry Meyssan...




    Moi je vais manifester jusqu'à ce que Chokri El Ouaer soit 1er ministre, c'est ça la démocratie non ? Tout remettre en question, foutre le bordel dans le pays et détruire toutes les institutions sous prétexte qu'elles ont été mises en place par le RCD. Oui revenons à 1987 voire à l'age de pierre, comme ça on sera propre. Les chinois et les indiens stopperont leur croissance, les investisseurs étrangers vont laisser l'argent de côté en attendant qu'on soit sur pied....




    On prend la démocratie du bon goût, on est des AS de la démocratie, la preuve : 23 ans de soumission et maintenant on veut tout !

  • Meyssian est un mec pas très sérieux même si dans ce qu'il dit il y a du vrai. Morjane sera vraisemblablement le futur candidat des Etats-Unis, son problème est qu'il est le cousin de Ben Ali et qu'il a peut être été au courant de pas mal de choses. Ce que Meyssian de dit de vrai aussi c'est le recours à des mercenaires extérieurs. Assabah de vendredi dernier parlait même des miliciens de l'Armée du Liban Sud de Antoine Lahd introduits pas les Trabelsi Seriati. L'arrestation de A. Abdallah, de Nasra, de A Ben Dhia montre l'existence d'un vaste complot aux multiples ramification.


    Dernière chose possible est la création d'un parti dominant pour récuperer une partie du RCD, Morjane vient de le déclarer ce matin même et ce parti va faire coalition avec un autre, on aura là réellement le scénario programmé.

  • @loiseau !




    je partage ton point de vue mais à un moment laisser les morjane (marié à la cousine de ben ali) & co c'est tout de même une sacrée insulte.




    Il suffit de les retirer même temporairement mais bon le rcd doit se retirer de lui même, par contre j'ai bcp aimé les discours de Ghannouchi, je pense que lui est sincère contrairement aux autres qui sont plus arrivistes.




    A titre personnel voir morjane déjà faire campagne dans la presse me donne la gerbe, si il est amené à être président, sincèrement je me dirais tout ca pour ca?!




  • A part son lien de parenté avec Ben Ali (j'ai cru comprendre qu'il était d'ailleurs marié avant l'accession de ZABA au pouvoir), que reproche-t'on à Morjane?