Alexandre Mouelhi
Alexandre Mouelhi et Syam Ben Youssef

[Exclusivité TF] Interview inédite d’Alexandre Mouelhi, agent de joueurs (F. Ben Mustapha, S. Ben Youssef ou Khaled Ayari etc.)

En cette ouverture du mercato, Tunisie-Foot.com a initié une nouvelle démarche en prenant contact avec un agent de joueur. Notre choix s’est porté sur Alexandre Mouelhi.

Bi-national franco-tunisien, licencié FIFA du Luxembourg, il s’est en quelque sorte spécialisé dans le joueur tunisien (pas uniquement).

Récemment, on a pu voir son nom dans beaucoup de transferts médiatiques. Il a en effet permis à Saber Khalifa, Zouheir Dhaouadi et Iheb Mbarki de jouer en Ligue 1 à Evian Thonon Gaillard. Il a ensuite été à l’origine des arrivées de Khaled Ayari et Slim Ben Othmane à Angers.

On peut aussi voir son apport dans certains transferts de joueurs que l’on connait bien, comme Selim Benachour, Syam Ben Youssef ou encore Farouk Ben Mustapha.

Alexandre Mouelhi a dernièrement fait parler de lui en dénonçant ce qu’il appelle une « stratégie politique » de la direction du CAB, en critiquant donc le mariage Football/Politique qu’il considère comme nocif pour les clubs.

Alexandre Mouelhi a gentiment accepté de répondre aux questions de TF et d’évoquer ses expériences avec les joueurs et les clubs tunisiens.

TF : Bonjour Alexandre, en introduction, pourrais-tu te présenter aux TFistes et nous expliquer comment t’est venue l’envie de devenir Agent de joueurs ?

AM : Je suis un passionné de football depuis mon plus jeune âge. Je n’ai jamais eu l’occasion d’évoluer au haut niveau, loin de là d’ailleurs. J’ai toujours eu cette passion du football et l’envie de manager des joueurs. J’ai suivi des études plutôt juridiques et j’ai décidé de passer l’examen d’agent de joueurs.

TF : As-tu un lien de parenté avec le joueur de l’Espérance, Khaled Mouelhi ?

AM : Nous sommes des cousins très éloignés. Nos familles sont originaires du Kef et de Tajerouine.

TF : Quels ont été les évènements majeurs de ta carrière d’agent ?

AM : C’est compliqué, il y en a eu pas mal. Si je devais mettre en avant quelques transferts, il y aurait celui de Saber Khlifa à Evian parce que cela a été la conclusion de 24 mois intensifs de travail, d’abnégation et de persévérance de ma part. J’ai réussi à faire d’un joueur peu reconnu, se trouvant dans une situation misérable et sur lequel personne n’aurait misé, d’une réelle réussite sportive.
Ensuite, il y a eu l’arrivée de Sélim Benachour au Maritimo Funchal. C’est un ami qui m’a fait confiance à mes débuts et qui se trouvait en difficulté. Nous avons pu trouver un club dans les dernières heures du mercato. Ce n’était pas le transfert de l’année, mais cela m’avait fait vraiment plaisir à l’époque.
J’ai aussi fait l’erreur d’avoir convaincu Evian en 2012 d’investir sur un gamin mal élevé (NDLR Iheb Mbarki) une somme conséquente sur mes simples recommandations et sur la confiance que m’accordait le club. Le fait d’avoir réussi à faire récupérer au club la quasi-totalité de son investissement, un an plus tard, lorsque j’ai mené à bien les négociations avec l’Espérance, fut pour moi une réelle satisfaction personnelle.

Pour finir, le transfert pour lequel j’ai pris le plus de plaisir a été celui de Khaled Ayari à Angers. C’est le joueur qui m’a le plus « tapé dans l’œil » en Tunisie depuis que je travaille. Malheureusement notre collaboration commune fut tardive mais à partir du moment où il a décidé de me confier sa carrière, il m’a fallu deux mois pour lui trouver son nouveau point de chute en Europe. En réalité, Angers a été le seul club auquel j’ai eu le temps de proposer ses services. Une fois que je leur ai parlé de Khaled, tous les dirigeants du club ont voulu se rendre immédiatement en Tunisie afin de finaliser sa venue. C’est allé très vite.

TF : Peux-tu nous dire comment sont amorcés les premiers contacts avec les joueurs ? On entend par là leur repérage puis le passage du statut de joueur à celui de client.

AM : Le repérage se fait sur le terrain. Je regarde beaucoup de matchs chaque weekend. J’essaye de repérer certains aspects des joueurs, plus particulièrement les qualités qui pourraient correspondre au football européen.
Ensuite, je me renseigne et donne beaucoup d’importance à l’hygiène de vie du joueur, à son environnement, à sa mentalité et à son éducation. C’est primordial pour réussir en Europe sur le long terme.

TF : Justement, quel serait le profil type du joueur tunisien qui serait fait pour l’Europe ?

AM : Pour moi, le joueur type, le joueur parfait, c’est Khaled Ayari : c’est un joueur qui a fait des études, bien élevé, travailleur, qui ne dit jamais rien.
Il a beaucoup de qualités footballistiques, mais n’hésite pas à travailler pour progresser davantage. C’est un vrai bosseur, il ne triche jamais, ce n’est pas un enfant gâté. Je trouve qu’il résume bien l’ensemble des qualités essentielles et les critères que je recherche chez un joueur : mentalité, qualité, éducation, autonomie et de la reconnaissance pour moi. C’est vraiment le joueur parfait.

Après, même s’il n’a pas été formé en Tunisie, mais qu’il y a juste évolué pendant deux ans, je dirais Syam Ben Youssef. C’est un jeune homme bien élevé avec beaucoup de principes, son abnégation et sa force de caractère font qu’il ira toujours vers le haut. J’aime son humilité et son franc parlé et puis c’est un des rares défenseurs que je connais qui me régale autant quand il joue.

TF : Est-ce que ces profils sont légion en Tunisie ?

AM : Non, ils sont très rares malheureusement.

TF : Pour quelles raisons selon toi ?

AM : En Tunisie, les joueurs qui percent dans notre championnat sont trop « bichonnés ». Les médias jouent un rôle important sur la mentalité des footballeurs. Ils les mettent très rapidement sur un piédestal qui n’a pas lieu d’être et ont tendance à les encenser beaucoup trop facilement.
Par la suite, lorsque les joueurs arrivent en Europe, ils ne s’attendent pas à une telle charge de travail. L’environnement n’est plus le même. Ils passent en plus du statut de pseudo star à celui de quasi-inconnu. Il y a ceux qui ne sont pas faits ou pas prêts à assumer cette charge de travail avec ce nouveau statut de joueur méconnu. Il faut du courage et de la patience.

TF : Le portefeuille de joueurs de G•F•M Génération Foot Management, société que tu gères, est fortement concentré sur des footballeurs tunisiens (pas uniquement). Pourquoi un tel engouement pour ces joueurs ?

AM : Quand j’ai démarré dans le milieu, je ne connaissais personne. Je n’avais pas de contact avec des clubs ou des joueurs. Il y a de la qualité chez les joueurs tunisiens notamment sur le plan technique. En tant que franco-tunisien, il me semblait intéressant d’importer cette valeur ajoutée sur le continent européen afin de rendre notre Equipe Nationale encore plus compétitive.

TF : En tant qu’exportateur de joueurs vers des championnats européens, peux-tu nous donner les arguments que tu utilises pour vendre des Tunisiens aux clubs ?

AM : Je me focalise uniquement sur le C.V. du joueur et des images vidéo que je peux avoir. J’aime travailler avec de jeunes joueurs, qui ont déjà un statut de professionnel et qui ont déjà joué 3-4 saisons au haut niveau tunisien.
Je recherche un niveau technique intéressant, mais aussi et surtout une marge de progression et une capacité d’adaptation à la charge de travail.
Si un joueur peut s’adapter aux attentes des clubs européens sur le plan physique, il peut être intéressant dans la mesure où il sera éventuellement moins onéreux pour eux qu’un autre joueur venant d’Amérique du Sud ou d’Europe de l’Est.

TF : La LP1 est-elle attractive ? Pour les clubs étrangers, mais aussi pour les joueurs évoluant à l’étranger ?

AM : Le championnat tunisien a progressé, mais je ne pense pas qu’il soit d’un très bon niveau aujourd’hui. Il y a beaucoup de facteurs qui font qu’il stagne trop : la révolution, le huis-clos, les terrains en mauvais états, les calendriers qui changent chaque semaine. Il y a aussi le fait que les clubs soient encore des associations et non des sociétés par exemple. C’est très mauvais pour le développement du football en Tunisie.

TF : Comment peux-tu expliquer le fait que de grandes stars de notre championnat, comme Darragi, Dhaouadi ou Msakni, n’ont pas eu une carrière à la hauteur de leur talent ?

AM : Je ne connais pas suffisamment Msakni et Darragi pour les juger qui ont à mes yeux deux parcours différents, à l’inverse de Dhaouadi que je connais bien pour avoir travaillé avec lui, mais dont je préfèrerai garder mon point de vue. Mais si vous me demandez, je pense que Youssouf est parti au Qatar pour privilégier son avenir après le football plutôt que sa carrière professionnelle et personne ne peut et ne doit le détester pour ça. Après tout, qui peut nous affirmer avec certitude qu’il se serait imposé en Europe avec les exigences que cela impose ? Darragi a essayé et cela n’a pas marché, il a surement une part de responsabilité dans cet échec, mais pour sa défense, le FC Sion est un club vraiment instable. Peut-être cela que cela sera bénéfique pour lui à l’image de Chaker Zouaghi ou Aymen Abdennour qui après un premier passage compliqué en Europe ont su parfaitement rebondir pour leur deuxième expérience européenne après un retour à l’Étoile.

TF : D’où vient ce problème ? Club, environnement, formation ? Est-ce qu’il y a une « défaillance » chez nos joueurs ?
AM : C’est tout cela en même temps. Certains clubs ont de très bonnes installations, mais ce n’est pas assez. La formation n’est pas complète en Tunisie. Les joueurs ne travaillent pas assez.
Techniquement, le niveau est très bon. Il n’y a pas de problème du côté du talent. C’est plutôt dans le domaine physique que le bât blesse.
Les joueurs ne sont tout simplement pas programmés pour assumer la charge de travail nécessaire pour réussir en Europe et certains refuseront de souffrir. Mais à mes yeux, le réel problème est plutôt et surtout sur le plan mental. Au-delà du talent, c’est le mental qui permet à un joueur tunisien expatrié de s’imposer sur le long terme en Europe.

TF : Est-ce que tu penses que les Agents ont un rôle à jouer à ce niveau-là ?

AM : Nous pouvons jouer un rôle de conseil et d’orientation, mais je dis toujours que nous ne pourrons pas faire d’un « âne un cheval de course ». Il faut plutôt voir l’approche du problème des points de vue psychologique et d’éducation.

TF : Pourrais-tu faire une comparaison de notre championnat avec d’autres championnats magrébins plus exportateurs ?
AM : Je ne suis pas les transferts internationaux des joueurs marocains ou algériens vers l’Europe. Je ne pense pas qu’il y en ait beaucoup plus qu’en Tunisie. En tout cas, on retrouve beaucoup d’Algériens et de Marocains qui évoluent dans de grands clubs et qui jouent en EN, à l’inverse des joueurs tunisiens.

TF : Les clubs tunisiens s’intéressent d’ailleurs fortement à nos jeunes binationaux (Ghandri au CA, Syam Ben Youssef à l’EST il y a quelques années). Comment s’explique ce « phénomène » ?

AM : Aujourd’hui, les clubs tunisiens ont un argument : dans la mesure où la sélection tunisienne comporte environ 70-80 % de joueurs locaux ces dernières années, un joueur binational qui n’a pas encore évolué en sélection, si tu regardes la tendance ces dernières années, aura plus de chance d’y évoluer en jouant dans un grand club tunisien que dans un club européen peu en vue.

TF : Beaucoup de transferts de joueurs tunisiens vers l’Europe n’ont malheureusement pas pu se faire. Est-ce qu’il y a des difficultés particulières avec les clubs tunisiens concernant la négociation des transferts ?

AM : Je ne pense pas qu’il y ait tant d’offres officielles que ça pour nos joueurs tunisiens. Les médias ont tendance à faire l’amalgame entre un joueur observé par un club et proposition officielle d’une offre de transfert ; sans compter les dirigeants ou autres intervenants malveillants qui essayent de faire monter les enchères.
En ce qui concerne la négociation des transferts avec les clubs, avec de l’expérience, on apprend. Personnellement, je préfère travailler avec des joueurs dont les contrats avec leurs clubs approchent de leurs termes ou carrément avec des joueurs qui se retrouvent libres de tout engagement. Cela m’évite d’avoir à discuter avec certains interlocuteurs de clubs tunisiens, dont on ne connait parfois même pas les fonctions et qui ont en plus tendance à ne pas respecter leurs paroles et leurs engagements. Parfois, on ne sait même pas qui dirige et cela complique les affaires avec eux. Sans parler du fait que beaucoup sont mauvais payeurs. À partir du moment où le joueur n’a pas de clause libératoire rédigée en bonne et due forme dans son contrat, c’est toujours délicat de le faire sortir et cela même quand son club donne un bon de sortie ou sa parole. Seuls les écrits valent, et ce n’est pas le cas des paroles. Sans parler des clubs qui ne sont pas du tout objectifs et qui surestiment la valeur de leurs joueurs.

TF : L’idée n’est pas de pointer du doigt, mais est-ce qu’il y a des clubs où cela se passe mieux ou moins bien que d’autres ?
AM : Il y a un club qui sort du lot au niveau de l’organisation, du fonctionnement et du sérieux, c’est l’Espérance Sportive de Tunis. On ressent vraiment le club structuré et la grande institution qui se rapproche le plus des clubs européens. Cela se reflète surtout sur le plan administratif et dans l’organigramme au sein même du club ainsi qu’en matière d’installations. Il n’y a qu’à aller voir le Parc B. Pour moi, l’EST est un cran au-dessus des autres clubs. À contrario, on a l’Étoile Sportive du Sahel qui a aussi de bonnes installations et qui a toujours réussi à bien vendre ses joueurs par le passé, qui y arrive moins bien aujourd’hui et c’est dommage.

TF : On a connu récemment un mercato record au sein du Club Africain, tu es d’ailleurs concerné avec l’arrivée de Farouk Ben Mustapha. Comment perçois-tu cet afflux de liquidités du club africain dans notre championnat ? Qu’en est-il de ta relation avec la nouvelle direction du club ?

AM : Je pense qu’il y a du positif et du négatif dans la mesure où ce n’est pas de l’autofinancement, mais plutôt un mécène qui vient subventionner le club à des fins politiques. Demain s’il décide de ne plus alimenter le club et de quitter l’association, je pense que ces derniers se retrouveront dans une situation catastrophique.
Concernant le transfert, j’ai effectivement eu la chance de travailler avec, au-delà d’un grand joueur, un grand Monsieur, Farouk Mustapha. Il faut vraiment souligner ses qualités et sa déontologie, car je pense que si j’avais travaillé avec un autre joueur tunisien, vu les conditions de prises de contact, les bâtons dans les roues et de très longues négociations, le transfert n’aurait peut-être pas abouti, ou sinon, il l’aurait pu être sans ma présence.

TF : Quels seraient pour toi les progrès à faire dans la législation tunisienne pour protéger ou améliorer notre football ?

AM : Il faudrait clairement changer le statut des clubs. Mettre fin aux associations sportives et mettre en place des sociétés d’économie mixte à l’image des clubs en Europe pour diriger les clubs de football. Il faut surtout dissocier la partie pro du football avec le reste des sports. En effet, ça aboutit à des soucis de financement, d’organisation et de direction entre toutes les différentes sections. Les clubs s’éparpillent sur plusieurs domaines sans forcément avoir des connaissances sur chacun d’eux.

TF : Revenons aux joueurs. Le Football est un sport populaire dans les autres pays du monde alors qu’en Tunisie, on trouve particulièrement des joueurs issus de la bourgeoisie. As-tu fait ce constat et est-ce que cela a une influence sur la carrière du joueur ?

AM : Non pas vraiment. Je travaille avec des joueurs issus de milieux plutôt modestes et d’autres venants de familles aisées ou pauvres. Il n’y a vraiment pas de généralité. L’origine sociale ne veut rien dire. Chacun a sa chance. Ce qui fait vraiment la différence, c’est le niveau intellectuel et l’éducation des joueurs. C’est ce qui fait qu’un joueur est apte ou non à faire une longue carrière en Europe. Par éducation, je l’entends au sens large : la mentalité, l’entourage, l’honnêteté et la reconnaissance. C’est la base. Regardez les joueurs avec lesquels je travaille, je n’ai pas de problèmes dans aucun de leurs clubs respectifs.A1u contraire je reçois même des éloges.

Vous n’avez qu’à comparer la mentalité d’Iheb Mbarki ou Saber Khlifa avec celle de Khaled Ayari, Slim Ben Othmane ou même Mohamed Slama : trois parmi eux ont fait bac+3 voire plus. Ils parlent français couramment, sont bien éduqués et ont des valeurs. Si vous prenez en compte ces aspects, vous comprendrez aisément les échecs des deux autres joueurs en question.

TF : À partir de quel âge peux-tu t’intéresser à un joueur ?

AM : Généralement, j’aime bien les joueurs de 22-23 ans avec une certaine mentalité et une certaine expérience. Après on peut toujours avoir des coups de foudre pour un joueur très jeune. Par exemple, j’ai détecté un joueur avant même qu’il ne fasse son premier match officiel. Je parle ici d’Adam Rjaïbi du CAB.

TF : Est-ce un joueur avec qui tu travailles déjà ? Est-ce que tu aimerais bien travailler avec lui ?

AM : Pas du tout. Je ne travaillerai pas avec les joueurs du CAB, qui sont susceptibles de faire gagner de l’argent au club, tant que Mehdi Ben Gharbia sera à sa direction.

TF : Peux-tu nous faire un topo de tes joueurs en vue des prochains mercatos ?

AM : Concernant mes joueurs tunisiens, il n’y a pas vraiment d’actualité. Farouk Ben Mustapha est actuellement en place au Club Africain. Il n’a pas de velléité de départ. Il fait une bonne saison et aura surement un coup à jouer en Équipe Nationale.

Khaled Ayari et Slim Ben Othmane reviennent de blessure à Angers. Ils vont revenir petit à petit.

Il y a Syam Ben Youssef qui a fait une campagne européenne intéressante avec son club et sera en fin de contrat au mois de juin, mais pour l’instant, il reste concentré sur sa Coupe d’Afrique.

Sinon, il y a Nour Hadria qui sera en fin de contrat en fin de saison et j’espère lui faire quitter le CAB pour l’Europe.

À l’Étoile, Mohamed Slama doit retrouver sa place de titulaire et en ce qui concerne Sofiane Moussa j’espère qu’il pourra bénéficier d’un temps de jeu supérieur sur la deuxième partie de saison.

J’ai aussi mon ami Sélim Benachour qui est à la recherche d’un club et qui pourrait rendre des services.

TF : Actualité à présent, on parle d’un double transfert F. Ben Youssef et F. Sassi vers Metz. Que penses-tu de ces probables départs (NDLR Interview réalisée avant l’officialisation du transfert) ?

AM : C’est toujours une bonne chose lorsque des joueurs du championnat tunisien vont en Europe, surtout quand c’est suivi de bonnes réussites sportives et d’un bon comportement. Cela ouvrira sans doute des portes pour d’autres joueurs, à l’inverse, malheureusement, des joueurs que j’ai ramenés à Evian, pour lesquels cela s’est mal passé.

TF : As-tu des regrets sur les transferts de Dhaouadi et Iheb Mbarki ? C’était plutôt une réussite pour Khlifa à Evian, non ?

AM : C’était une réussite sur le plan sportif, mais pas au niveau de la mentalité, avec tous les problèmes qui se sont passés là-bas. Interrogez le club et à mon avis je ne pense pas qu’ils seront satisfaits de l’expérience humaine qu’ils ont connue avec les joueurs tunisiens. C’est très regrettable, cela ferme malheureusement la porte à d’autres, qui eux, mériteraient cette expérience.

TF : Merci beaucoup du temps consacré.

Interview réalisée par Moeze, Skander et Gahwa

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