Aymen Souda
Aymen Souda

[Interview Exclusive] : Aymen Souda, le Globetrotteur

Formé à l’OGC Nice, Aymen Souda est un milieu offensif qui a beaucoup voyagé pour poursuivre sa passion. Ce franco-tunisien qui a fait un bref passage à l’Étoile Sportive du Sahel, joue actuellement en Roumanie pour le FC Dunărea Călărași avec lequel il est engagé jusqu’en juin 2020. Il a gentiment accepté de répondre à nos questions. Bonne lecture.

« Le jeu Espagnol est celui que je préfère… »

Peux-tu nous résumer ta carrière sportive ?

Aymen Souda
Aymen Souda avec l’OGC Nice

J’ai commencé le foot à 6 ans dans le club de mon quartier à Nice, l’AS Moulins. À 9 ans, j’ai été recruté par l’OGC Nice, le grand club de la ville, où j’ai été formé pendant 9 ans. À 18 ans, à la suite de problèmes extra-sportifs j’ai dû quitter le club. Tout de suite après, je me suis engagé 1 an avec le Sporting Club de Bastia. Après, je suis revenu à Nice, j’ai signé 1 an avec le club de la Trinité. Après une bonne saison, le FC Nantes et le FC Tours m’ont invité à passer quelques jours dans leur club. L’aventure française n’a pas abouti, ils se sont focalisés sur les problèmes passés, extra-sportifs bien sûr.

De la France à la Roumanie en passant par le Brésil, la Tunisie, l’Espagne, la Turquie et la Bulgarie, dans quel pays t’es-tu senti épanoui professionnellement ?

L’Espagne. Leur championnat est celui où je me sentais le mieux. Le style et la vision du jeu espagnol ont été ceux que j’ai préférés. Le pays, l’hospitalité, le climat… tout faisait que je m’y sentais bien.

Qu’est-ce qui t’a poussé à tenter l’aventure roumaine ?

Après avoir quitté la Bulgarie, j’ai été en Turquie où j’ai eu une proposition du club Karabükspor qui venait de descendre de la SuperLig. Tout s’est très bien passé et j’ai signé un contrat de deux ans. Mais un jour avant la fin du mercato, ils m’annoncent qu’ils ont des problèmes, ils sont bloqués pour enregistrer les nouvelles recrues. Déçu, je suis rentré à Nice où j’ai entretenu ma forme physique avec mon coach sportif. J’ai eu quelques propositions pas très intéressantes sportivement parlant, j’ai eu une opportunité pour la Roumanie et avec mes conseillers (NDLR : son agent Walid Bouchenafa) on s’est renseigné sur le championnat et on a accepté le challenge.

« Le football de l’Europe de l’Est est plus professionnel qu’en Tunisie… »

L’absence de médiatisation de ce football en France et en Tunisie n’est-elle pas un handicap pour toi ?

Même si le football roumain est beaucoup plus médiatisé que le bulgare, il est évident que de jouer dans ce championnat n’ouvre pas autant de portes que si je jouais ailleurs. Si je jouais en France ou en Tunisie, on se serait davantage intéressé à mes matchs et j’aurai pu être convoqué par la sélection tunisienne.

Quelles différences y a-t-il entre le football de l’Europe de l’Est et le football tunisien ?

Aymen Souda
Aymen Souda avec le Lokomotiv Plovdiv

J’ai passé seulement 6 mois en Tunisie. De ce que j’ai pu voir, le football tunisien y est encore un peu amateur. Mis à part dans les trois grands clubs où ça ressemble beaucoup aux pratiques européennes. En Europe de l’Est, le football est plus professionnel. Les installations, les entrainements, les conditions y sont plus favorables.

Pourquoi n’as-tu pas continué en Bulgarie ?

J’étais en fin de contrat. J’avais fait de bonnes performances, mon objectif était alors de signer dans le top 3 bulgare ou de partir dans un autre championnat. Le CSKA Sofia m’avait demandé via mes agents (Riviera Ltd — Global Football Management). Finalement, ça n’a pas abouti. En parallèle, j’avais eu la proposition de la Turquie, j’ai tenté l’aventure.

Ton parcours avec l’ESS a été compliqué avec seulement 5 matchs joués. Pourquoi ?

Dès ma signature en janvier tout s’est bien passé. Les joueurs m’ont bien intégré et je suis rentré dans le groupe, bien que déjà très soudé. L’équipe fonctionnait bien, on avait tout gagné cette année-là. Malheureusement, je me suis blessé et j’ai dû me faire opérer. Après l’opération tout était devenu plus compliqué entre nous. Ils ont recruté beaucoup de joueurs à mon poste et j’ai compris qu’ils ne compteraient plus sur moi. C’est de là que les relations se sont détériorées.

Quelle est ton ambition pour la suite de ta carrière ?

D’abord d’un point de vue collectif, se maintenir avec mon club. Et personnellement, bien finir la saison dans le but d’avoir de meilleures opportunités.

Ton contrat avec le Dunărea Călărași court jusqu’à quand ? Quels sont tes projets avec ce club ?

J’ai appris qu’il fallait vivre saison par saison. Dès que je me projette un peu trop ça n’aboutit pas.

Si tu devais revenir en France, dans quel club aimerais-tu jouer ?

À l’OGC Nice forcément. Le club de mon enfance, de ma ville. Mais je reste réaliste, il faut vraiment faire de grosses saisons dans les petits championnats et surtout avoir les bons contacts pour prétendre avoir une chance en ligue 1.

Envisages-tu de revenir en Tunisie ?

Ce n’est pas dans mes projets. Les grands clubs tunisiens restent attirants bien sûr. Mais comme je l’ai dit, je vis saison par saison.

Comment as-tu trouvé la participation de la Tunisie à la coupe du monde ?

J’ai été très surpris. Ils se sont bien battus, match après match. Ils ont bien porté les couleurs et ont laissé une bonne image.

As-tu été contacté par la FTF ou le sélectionneur national ?

Non je n’ai eu aucun contact direct.

Comment penses-tu attirer le regard d’Alain Giresse et de son staff ?

En continuant à faire de bons matchs comme c’est le cas actuellement, et jouer pour son payer et un rêve et une fierté.

A propos Majed

Passionné de football depuis mon jeune age, je suivais mes deux équipes favorites, l'Espérance Sportive de Zarzis et le Club Africain que j'ai découvert à l'époque des Lotfi Mhaissi, Hédi Bayari, Kamel Chebli et Lassaad Abdelli. J'ai réellement rejoint Internet en 1994 en étant à l'ENSAM pour ensuite gérer le forum du CA en 1996 puis plusieurs sites personnels dédiés au CA et à l'ESZ. J'ai fondé Tunisie-Foot.com en 1998 au travers d'un site traitant du football tunisien qui aura son nom de domaine et son serveur dédié en 2000.

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