TF - L'Actualité Tunisienne

  • Faut arreter de lire n importe quoi. Spn livre a l air d etre publié les années 50 on est en 2019 et on serait en mesure de prouver ou non ses dires s il se base sur des archives de la CIA

    Khaled El Mannoubi est lui aussi sénile ?

    Le diktat de la pensée unique dès que l'on veut aborder cette période historique, on doit se plier aux injonctions des bourguibistes qui ne tolèrent pas la lecture froide de l'histoire car celle-ci les ridiculisent.

    Les archives ont été publiés et Bourguiba était un agent de la France, c'est factuel.

  • L’auteur de ce livre a écrit un article sur le journal monde en 1953 dans lequel il mentionne que :



    “L'enquête judiciaire entreprise après l'attentat dont avait été victime Chadly Kastally, vice-président de la municipalité de Tunis, avait révélé, selon les informations diffusées par l'A.F
    .P., que dans une villa située dans la banlieue de Carthage siégeait la nuit un tribunal secret qui condamnait à mort ceux qui refusaient de se soumettre aux ordres du Néo-Destour, qui désignait les tueurs et leur fournissait des armes...”



    https://www.lemonde.fr/archive…UZThK7Jno15WQfSFuDH57-ztw

  • Quand on a demandé au héros marocain Abdelkrim surnommé le lion de l'Atlas ce qu'il pensait de Bourguiba voici ce qu'il a répondu, consigné avec écrits et témoignages:

    "C'est un être indigne, il trompe la cause des patriotes arabes c'est un agent français infiltré, mieux il nous a volé la caisse de notre association et s'est tiré avec l'argent"

    Probablement que Abdelkrim El Khatabi était aussi un menteur?

  • En 1953 le neo desrour ne se resume pas a bourguiba ayant passé 10 ans d exil le parti était aussi sous le contrôle de ben youssef secrétaire generale du neo desrour. C'est bas de limiter le neo desrour a bourguiba

  • C’est le cheval de bataille de l’auteur de ton article, Khaled El mannoubi.

    Depuis 2011 , il ne cesse de publier pour soutenir cette thèse. Il a même dédié un livre : présidents par procuration.


    Ce n’est pas une News. C’est la théorie de ce monsieur.

  • C’est le cheval de bataille de l’auteur de ton article, Khaled El mannoubi.

    Depuis 2011 , il ne cesse de publier pour soutenir cette thèse. Il a même dédié un livre : présidents par procuration.


    Ce n’est pas une News. C’est la théorie de ce monsieur.

    ''En Tunisie, la transition soudaine à la République ne mérite-t-elle pas une légitime interrogation pour expliquer le revirement de position du gouvernement français face au pouvoir monarchique jusque-là en place ? Doit-on supposer qu’il n’y avait pas eu abus d’influence provoquant le destin institutionnel de notre pays ? Faut-il encore laisser la vox populi croire que ce n’était qu’une affaire tuniso-tunisienne qui scella l’avenir de la Tunisie indépendante ?
    À mon humble avis, le lobbying permanent sur les décisions économiques d’un pays colonisé devrait faire penser que son système politique est toujours placé sous la dépendance de l’intérêt stratégique de la puissance occupante. Cette réserve que j’exprime, tient au fait que le pouvoir français, par la féroce répression qu’il imposa à Sadok Bey, se devait de protéger le trône Husséïnite parce que le ticket gagnant-gagnant était là, narguant les velléités de résistance où qu’elles existaient. Une fois l’indépendance acquise, le traité du Bardo caduque et la protection du Bey envolée, les intérêts changèrent d’idéologie. Ainsi, la ResPublica, institution en vogue, fût sans doute imposée en Tunisie, profitant d’un coup de pouce intéressé à un nouveau dauphin tout en démolissant d’un coup de pied ingrat l’ex-protégé ...
    Bien entendu, notre modèle monarchiste, comme partout ailleurs où il était dégagé, fût frappé du sceau de l’infamie et de la collaboration. Dénigrant son prédécesseur dans son discours du 25 Juillet 1957, Bourguiba marqua les esprits, s’installant dans le camp de l’héroïsme par le pseudo-rejet de la puissance occupante. La pièce fût admirablement jouée, pour preuve, la mise en scène de l’ascension fulgurante du nouveau favori, dont le sculpteur Jean Carton immortalisa le buste dès 1954. Le chef du Néo-Destour fût même initié à l’équitation pour parader à la Goulette, lors de son retour du 1 Juin 1955, libéré des geôles d’outre-Tunisie d’où il luttait âprement, la fleur au bout du téléphone, en costume-trois-pièces-cravate, un quotidien à la main, chaussures impeccablement lustrées, pendant que des patriotes étaient vidés de leur sang par la macabre organisation ” la Main Rouge ”. Un formatage bien finalisé pendant ces longues années de souffrance ”commerciale” ...
    Il avait ensuite suffi d’une propagande de supermarché tapageuse pour qu’il s’installe confortablement dans le cœur de ses thuriféraires, eux-mêmes heureux d’être débarrassés des poux que leurs aïeux, poussières d’individus, leur avaient légués, en héritage de deux siècles et demi de piètre gouvernance Husséïnite. Et pour finir d’user la Tunisie, trente ans de dictature, de double jeu, de courbettes, de crocs en jambe et de crimes d’état ne valaient-ils pas mieux qu’un seul baise-main donné au pauvre Lamine Bey, monarque conservateur à l’esprit rétrograde ? ...
    En tout état de cause, toutes ces photos suggestives d’un résistant de premier ordre, mû en prisonnier câliné, ont fait le tour du monde, révélant qu’en Histoire, il n’y a pas prescription des faits. De même qu’un esprit objectif devra m’expliquer le pourquoi de la photographie de Pierre Mendès France, vissée en permanence sur le bureau de Bourguiba et celle de Lamine Bey, trônant sur la bibliothèque de Charles De Gaulle, dans sa maison de campagne à Colombey-Les-deux-Églises, au milieu d’autres grands de ce monde. Sans oublier l’estime que manifestait le Général envers son vis-à-vis déchu Lamine Bey, allant jusqu’à lui proposer avec sa descendance, d’être les hôtes de la France. Imaginez un instant que nous l’avions été et vous auriez entendu jaser le Zaïm et bêler tous ses zélateurs, apportant de l’eau au moulin à la thèse collaborationniste ! ...
    À l’heure des comptes, maintenant que Beys et Bourguiba ont mangé les pissenlits par la racine, je rappelle que le traité du Bardo fût un moindre mal ayant permis à l’État-Nation d’exister, même diminué. Arrêtons la manipulation des esprits étriqués : la négociation fût rude, sous l’effet des canons de la puissance occupante. Même défaits, Sadok Bey et ses successeurs avaient permis au drapeau tunisien de continuer à flotter sur les édifices publics, à notre identité culturelle et religieuse de ne point être dissoute, à nos lois d’être publiées sur le Journal Officiel Tunisien, à notre monnaie d’être sauvée, à notre légitimité de perdurer et surtout à la lutte pour recouvrer notre indépendance de ne jamais être interrompue. En s’agrippant au trône, les Beys avaient accompli leur devoir en préparant une succession pour stabiliser l’État. En se faisant adouber à vie par ses comparses du Néo-Destour alors que la Tunisie était libre, Bourguiba avait failli à la République, déstabilisant la haute sphère du pouvoir, gouvernant selon son bon plaisir et ses caprices, loin des promesses officielles qu’il avait vite fait d’enterrer ...
    Je ne résisterai pas à la tentation de spéculer pour voir ce que le jeune Bourguiba aurait pu faire devant l’insurrection surarmée du général Léonard-Léopold Forgemol de Bostquénard à la frontière algéro-tunisienne, lui, qui n’avait jamais tiré un seul coup de fusil. Au mieux, ce qu’il avait fait à Bizerte, se cacher derrière un bureau et envoyer des milliers de citoyens à l’abattoir, avec au bout, une annexion pure et simple de notre pays, à l’instar de nos voisins de l’ouest. Ou au pire, peut-être bien que la gravité de l’enjeu et le bruit de bottes auraient vite fait de déréguler sa vessie, prenant la nôtre pour des lanternes ...

    Enfin, pourquoi évoquer tous ces souvenirs douloureux de notre histoire dans cette chronique dominicale ? Simplement, parce que cette semaine, un journaliste tunisien avait osé demandé la réhabilitation de Lamine Bey et à travers lui, de tout l’ordre ancien. Une conscience d’un patriote qui s’éveille loin de l’obscurcissement de celle des autres, c’est à marquer d’une pierre blanche. Même si une réhabilitation est faite pour casser un jugement de culpabilité qui n’avait jamais été prononcé à l’égard de notre dernier Bey, humilié, effacé de notre passé, de notre présent, arbitrairement et volontairement ...

    Telle est la première farce de notre Histoire, celle qui avait conduit au pouvoir absolu d’un Président manipulateur d’opinion, perpétuée dans les livres de classe et dans l’esprit des courtisans de la République.

    L’autre farce est de toujours vouloir lier l’avenir de la Tunisie, à la vision prophétisée d’un Dictateur, gonflé à bloc par son histoire officielle. Un despote maniaco-dépressif qui, sous couvert d’ultra-modernisme, avait réussi à transformer une conscience nationale unie en un souverainisme brutal ayant banni toutes les voix dissonantes. Sa gouvernance fût le point de départ des grandes divisions idéologiques que notre Nation traîne comme un boulet de canon auprès des générations passées, actuelles et probablement futures. Il n’y a qu’à constater le degré d’intoxication de nos élites qui ne reconnaissent même pas à leur idole, le fiasco de l’alternance non maîtrisée, qui nous vaut aujourd’hui l’ombre crépusculaire qui recouvre le pays ...

    Notre rêve de vivre marchait devant nous, juste après notre indépendance, payée en lourds sacrifices. Puis, nous avions eu la Dictature de Bourguiba, ses dérives et son clan au pouvoir pendant plus de soixante ans. Aujourd’hui, la Tunisie se consume par les deux bouts. Rien ne sert de chanter les louanges à qui vous voulez car un pays ne plonge pas par hasard ...''




    Docteur CHELLY Chafik

    Petit-fils de Sidi Lamine Bey

    Casablanca

  • Safsaf bien que je suis pas bourguibiste voir meme contre l'emploi du terme bourguibisme mais faut savoir garder l'objectivité si on veut vraiment relire l hisroire de notre pays si on veut avancer. Bourguiba a ses défauts et a ses qualités mais personne ne peut nier son militantisme pour une Tunisie indépendante et prouver le contraire

  • On parle sincèrement encore d'une foutue légitimité des Beys en Tunisie . On n'a sincèrement aucun respect pour nous même . Que Bourguiba ait pu jouer avec un bey crédule soit , tout le monde le sait . Mais n'empêche , on hérite malgré la dictature (qui soit dit en passant est intolérable ) d'un héritage républicain qui nous permettra à terme de choisir l'un des nôtres pour nous gouverner.

    Donc pour les héritiers de monarchie qui rêvent encore d'un potentiel rétablissement . Merci et au revoir . Ce débat est dépassé et surtout injustifié.

    Ca me rappelle les cathos en France qui rêvent d'un retour de la dynastie des Orléons prétendue de droit divin . Ils sont tellement drôles . On est tout fort en Tunisie . Malgré tout nos problèmes, on s'en crée d'autres encore plus artificiels .

  • On parle sincèrement encore d'une foutue légitimité des Beys en Tunisie . On n'a sincèrement aucun respect pour nous même . Que Bourguiba ait pu jouer avec un bey crédule soit , tout le monde le sait . Mais n'empêche , on hérite malgré la dictature (qui soit dit en passant est intolérable ) d'un héritage républicain qui nous permettra à terme de choisir l'un des nôtres pour nous gouverner.

    Donc pour les héritiers de monarchie qui rêvent encore d'un potentiel rétablissement . Merci et au revoir . Ce débat est dépassé et surtout injustifié.

    Ca me rappelle les cathos en France qui rêvent d'un retour de la dynastie des Orléons prétendue de droit divin . Ils sont tellement drôles . On est tout fort en Tunisie . Malgré tout nos problèmes, on s'en crée d'autres encore plus artificiels .

    Quelle légitimité peut avoir la dynastie husseinide qui est l'héritage d'une force occupante qui nous a ramené le sous développement et les bordels , le terme beilik dans notre dialecte résumé a lui seul leur règne

  • Donc Moncef Bey qui s’est battu pour sauver son pays finissant mort en France dans l’indifférence serait moins légitimes que Bourguiba et le Néo Destour bichonnés par la puissance occupante ???


    La doctrine de Bourguiba voulant nous faire croire que les beys ne sont pas porteur de la tunisianité est erronée mensongère à l’image de la vie de ce personnage

  • Les Beys font parti de notre histoire autant que les Hafsides et bien d'autres dynasties qui ont façonné l'histoire de la Tunisie (ils méritent un minimum de respect) c'est Moncef Bey qui est mort en France dans l'indifférence pour avoir voulu défendre son pays et non pas Bourguiba et le Néo-Destour qui étaient bichonnés par la puissance occupante.


    Une nation qui ne revisite pas son histoire, est une nation vouée à la perdition, le roman national républicain est intolérant et ne tolère pas que l'on revisite son 'histoire car celle-ci le met devant ses contradictions et remet en cause sa légitimité.


    Juste au passage remettre en cause la légitimité de la succession des beys ne signifie pas nécessairement que nous sommes monarchistes mais indique plutôt que l'on se soucie que l'on rapporte des faits dans l'exactitude et non pas dans le mensonge comme le fait si bien le roman républicain qui s'effondre tel un château de carte à l'épreuve de l'histoire.

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