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[Focus] : Le CSS dans la tourmente

Le Club Sportif Sfaxien traverse une crise profonde qui paraît être indépassable tant les causes sont endogènes. Aujourd’hui, le Club Sportif Sfaxien s’est incliné sur le score de 2-1 à domicile face au Stade Tunisien emmené par l’imperturbable Jalel Kadri.

Au delà de cette déroute, les signaux sont au rouge, les perspectives et le projet voulu par la direction du club doivent être remis en cause si le club veut surmonter cette crise qui n’a strictement rien de passager mais remonte à une certaine période. Si nous nous attardons sur ce qui concerne le rectangle vert, nous nous apercevrons que le Club Sportif Sfaxien est en émoi à une perte d’identité de jeu.

Un jeu stéréotypé :

Le Club Sportif Sfaxien ne produit plus de jeu léché, porté vers l’avant et a perdu la touche batave qu’avait apporté l’ancien international hollandais, Ruud Krool qui avait su créer une identité de jeu et un projet clair lors de son dernier passage au club en tant que coach de l’équipe première.

Inutile de s’attarder ce qui a poussé la direction du club de mettre fin à l’aventure du technicien hollandais dans la capitale du sud tant la pression malveillante excercée par la presse locale à son encontre fut immense, ce n’est sans nulle doute rappeler ce qu’avait subit l’ancien sélectionneur français des Aigles de Carthage, Alain Giresse ou encore Victor Zvunka lors de son passage éclair au Club Africain.

Sous Krool, le Club Sportif Sfaxien pouvait se targuer de pratiquer le football le plus plaisant en Tunisie, avec de nombreuses combinaisons travaillés sur les ailes en usant de toute la largeur du terrain pour étirer le bloc adverse afin de créer les brèches. C’est sous la direction du technicien batave que s’est révélé le jeune buteur Firas Chaouat, avant centre tunisien bien bâti, costaud et adroit devant le but et cela sans même parler des révélations que furent Aymen Dahmen, Nassim Hnid ou encore Heni Amemou. Forcé de constater que depuis le départ de cet éminent coach, ces joueurs ont pour la plupart tous régressé et sont passés du statut d’espoir à joueur lambda.

Nebosja Jovovic une erreur de casting :

Après le départ de Ruud Krool qui avait hissé le club en finale de Coupe de Tunisie de l’édition 2019, la direction du club à sa tête Moncef Khemakhem a confié la direction de l’équipe première à un technicien monténégrin du nom de Jovovic. Cette annonce en avait surpris plus d’un tant le cv de ce coach était fort peu attrayant avec des échecs cuisants notamment lors de son passage dans le club égyptien du Zamelek. La suite a donné raison aux personnes qui étaient sceptiques à la nomination de Jovovic, puisque ce dernier plie bagage remercié après seulement 3 mois. Cette erreur de casting dénote bien le manque de perspective au sein de la direction du club.

Fathi Jebal est-il l’homme de la situation ?

Il y’a raison de s’interroger sur les capacités de Fathi Jebal à redresser le navire tant les résultants sont peu probants pour le moment tout comme le jeu stéréotypé et prévisible que pratique l’équipe. Même si le bilan du coach n’est pas forcément catastrophique, il y’a matière à s’interroger sur la progression de l’équipe et de ses joueurs depuis qu’il est à la tête de l’équipe première. Des victoires sur le fil contre des équipes de bas de tableau et 2 défaite contre les clubs tunisois (Stade Tunisien, Espérance Sportive de Tunis), à domicile. Les choix du coach tant au niveau du coaching que le onze aligné laisse perplexe les observateurs sur cet entraîneur tunisien qui rappelons le n’a jamais entraîné en Tunisie et y a encore moins fait ses preuves.

Et Khemkhem dans tout ça ?

Après s’être interrogé sur le volet technico-tactique, il convient de maintenant de s’attarder sur la direction qui semble naviguer à vue. Le président du club devenu très contesté chez les supporters du club n’a jamais caché au grand public ses envies de départ avant de revenir sur sa décision. Il semblerait que le président du Club Sportif Sfaxien préparerait à nouveau son départ mais chercherait des liquidités, pour cela il aurait entrepris les démarches pour vendre des cadres lors du mercato hivernal à venir, parmi eux y figurent Firas Chaouat et Nassim Hnid. Nous n’oublions pas l’épisode Firas Chaouat cet été envoyé avec insistance en Arabie-Saoudite par la presse locale, il se dirait même que la direction du club cherchait à forcer la main du joueur pour qu’il rejoigne Al Hazm ( Arabie-Saoudite), ce dernier ayant fini par avoir gain de cause avait évité de justesse de rejoindre cette destination.

Pour bâtir une équipe qui joue les titres, il faut conserver ses meilleurs éléments et chercher des tops players sur le marché, la direction du Club Sportif Sfaxien ne peut échapper à cette règle fondamentale, rien ne sert de faire miroiter au public une réussite si les signaux sont au rouge.

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